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Veille 3

Définition et enjeux

La veille est définie par L’AFNOR dans la norme X50-53 comme « une activité continue et en grande partie itérative visant à une surveillance de l’environnement scientifique technologique, juridique, commercial, socio-politique, etc, pour en anticiper les évolutions». Il est défini par le GFII (Groupe Français de l’Industrie de l’Information) comme « un système intelligent qui permet de capter un corpus d’informations sans décalage entre le moment de la production de l’input, du signal et sa diffusion via les média ».

La veille technologique ou veille numérique quant à elle, selon wikipedia « consiste à s’informer de façon systématique sur les techniques les plus récentes et surtout sur leur mise à disposition commerciale (ce qui constitue la différence entre le technique et le technologique). Cette activité met en œuvre des techniques d’acquisition, de stockage et d’analyse d’informations et leur distribution automatique aux différentes sections concernées de l’entreprise, à la manière d’une revue de presse. Ces informations peuvent concerner une matière première, un produit, un composant, un procédé, l’état de l’art et l’évolution de l’environnement scientifique, technique, industriel ou commercial de l’entreprise »

La veille technologique peut-être perçue comme une activité dans laquelle le professionnel cherche des solutions innovantes en rapport avec son métier en surveillant de prés  l’environnement dans lequel il évolue, il tente ainsi d’être en phase avec les nouveautés, que ce soit de nouvelles techniques, de nouveaux procédés ou des découvertes dans son domaine. La veille enrichit la réflexion stratégique.

Bref, les objectifs visés dans la pratique de la veille peuvent être divers mais ne peuvent jamais sortir de ce cadre :

  • Diffusion d’information à un large public
  • Préparation d’une formation
  • Préparation d’un projet d’entreprise
  • Recherche de nouveaux outils
  • Recherche d’emploi ou changement de carrière
  • Suivi de nouvelles tendances
  • Marketing
  • Recherche et développement.

Comment se présente la veille professionnelle d’aujourd’hui ?

Le processus de fabrication des documents a connu des évolutions notoires dans les années deux mille, les supports  sont devenus divers : on a le papier et le numérique qui a totalement  modifié l’accès et diffusion de ces derniers. Avec le développement de la documentation électronique qui a réellement débuté avec le projet Gutenberg en 1971 et qui consistait à numériser le patrimoine et à le diffuser par voie électronique, une nouvelle forme de veille est née, prenant en compte les aléas du numérique .La veille professionnelle est de plus en plus faite en ligne surtout, avec le développement des réseaux sociaux, tels que FacebookTwitterLinkedIn (très utilisé de nos jours pour la recherche d’emplois), GloballshareGoogle+, pour ne citer que ceux-là, les professionnels sont gâtés en ressources numériques, plus commodes et plus pratiques que le papier car offrant des possibilités notoires de partage d’informations.

A cela s’ajoutent les abonnements sur des sites, blogs et autres types de sources d’informations. On peut aussi distinguer la participation à des forums de discussions, des listes de diffusion, etc.

Pour le partage d’informations, l’internet permet de nos jours une foultitude de possibilités, nous avons FeedlyDiigo et netvibes. Ces outils de veille et de partage d’informations permettent également de signaler l’information dans des groupes professionnels, que soit de façon automatique avec les IFTT, ou de façon manuelle en copiant les liens des informations trouvées sur la case prévue à cet effet.

La veille sur le papier se fait généralement sur les quotidiens, les magazines spécialisées qui sont les ressources les plus utilisée

Les outils de veille et de partage d’informations :

Comment marchent ces outils de veille et de partage d’informations professionnelles ?

Les outils de veille et de partage d’informations sont assez différents l’un de l’autre mais ils fonctionnent tous sur la même base.

Le partage d’informations va se faire par l’ajout de contenu par :

  • Par URL
  • Par mot-clé tagué (#veille)
  • Par flux RSS ;

veille.jpg

Pour les outils de veille, nous pouvons avoir :

Netvibes :

Il est un portail Web français personnalisable, représentatif de ce qu’on appelle le Web 2.0. La page d’accueil de ce site se décompose en modules, représentés graphiquement par des blocs rectangulaires (gadgets). Netvibes ne propose aucun contenu propre mais agrège le contenu en provenance d’autres sites.

Feedly :

Il fait partie des outils les plus populaires sur le web pour suivre ses contenus favoris. Optimisé pour une utilisation web et mobile, il permet de trier, agréger et classer des centaines de sources d’informations.

Pour ne citer que ceux-là.

 

Pour les outils de partages d’informations, nous pouvons aussi avoir :

Diigo : ou « Digest of Internet Information, Groups and Other stuff »

C’est un outil qui permet qui permet de réaliser des marques pages sur internet. Chaque utilisateur peut classer et indexer ses documents à travers des dossiers et des mots-clés appelés « Tags ».

Delicious :(aussi connu sous son ancien nom, del.icio.us) est un site web social permettant de sauvegarder et de partager ses marque-pages Internet et de les classer selon le principe de folksonomie par des mots clés (ou tags).

La liste n’est pas exhaustive.

Que choisir ?

Choisir un outil et des ressources est un préalable dans cette activité de veille car dépendant des axes de surveillance et des finalités. Il faudrait également, et avant tout déterminer les types d’informations utiles et identifier les sources les plus pertinentes et en choisir, le tout dépend du domaine de compétence dans lequel la veille s’inscrit.

Le papier reste le support le plus fiable à part le fait qu’il soit obsolète et n’offre pas beaucoup de possibilités de partage d’informations à moins que celui-ci ne soit fait manuellement, ce qui risque de prendre du temps.

veille 2

Le numérique est devenu incontournable de nos jours, non seulement, il offre des possibilités énormes de trouver des informations avec la documentation électronique (bases et banques de données), mais également un accès régulier et en ligne avec le développement de l’édition électronique.

Le support papier offre certes des informations à jour et pertinentes, mais l’accès peut faire défaut parfois.

Pour une surveillance à point des évolutions du marché professionnel, le numérique pourra certainement faire l’affaire en tenant compte des plusieurs facteurs qui font de lui une ressources fiable et pertinente pour la veille professionnelle.

 

 

Pour aller plus loin :

LIENS

La veille :

Concept veille

Nouveaux usages de la veille: 5 pratiques en émergence, GFII.

Veille encore.., Cécile Arènes.

 

Autres liens :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Veille_technologique

http://linuxfr.org/news/methode-et-outils-pour-la-veille-technologique#toc_1

http://fr.calameo.com/read/000017682850f0b217433

http://www.commentcamarche.net/faq/34648-ifttt-automatiser-des-taches-courantes-sur-le-web

http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/1688-veille-et-nouveaux-outils-d-information.pdf

http://www.gutenberg.org/

http://www.opticsvalley.org/Les-Actualites/Agenda/Matinale-Veille-et-Renseignement-Economique

 

 

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