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Communiquer, c’est faire part, c’est aussi transmettre un message dans la vie courante. C’est l’action de mettre l’information à la disposition de l’usager. Dans ce cas, il aura le sens de diffuser.
En Afrique, l’oralité constitue un moyen privilégié de communication. Elle se caractérise par une grande lisière séparant notre ère (ère contemporaine) de celle de nos grands-parents qui prônait la présence physique pour tout processus de communication. La communication orale, pour qu’elle passe, devait obligatoirement réunir certaines conditions à savoir :
 Le même code ;
 Le même espace géographique entre les différents interlocuteurs ;
 Etc.
Ici, il est opportun de se poser les questions suivantes :
– Qu’est ce qui caractérise la communication africaine de l’autrefois ?
– Qu’est ce qui différencie la communication aujourd’hui de celle de l’autrefois ?

 

L’ORALITE :
La communication passe par le transfert d’informations (message) entre émetteurs (source) et récepteurs (destinataire) en empruntant un canal (médium ou support) bien déterminé. Ce transfert était principalement basé sur l’oralité, ce qui était à l’origine de la dépendance de l’histoire africaine aux sources orales qui sont, selon Jean VASSINA «l’ensemble des témoignages oraux relatifs au passé, transmis de génération en génération et par le moyen du bouche à oreille » dans Introduction à la communication,
L’oralité a été le moyen le plus utilisé en Afrique pour répandre une information.

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Au-delà de ces sources orales, on peut également noter d’autres outils de communication utilisés dans le passé comme les tam-tams (utilisés pour rassembler le peuple lorsqu’un roi voulait leur parler), la fumée (utilisée auparavant pour montrer la présence humaine dans un endroit précis).
On peut également y ajouter les cornes d’animaux que les hommes utilisaient pour faire passer une information.
Ici, il convient de signaler que, pour que le message soit bien compris, l’émetteur et le récepteur doivent adopter le même code. C’est-à-dire qu’ils doivent avoir en commun le langage dans lequel le message sera traduit.

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Il faut admettre que la communication dans le passé a été caractérisée par les moyens présents à cette époque, juste pour dire que celle-ci dépendait fortement des conditions de vie des membres d’une société, de leur niveau d’éducation, de leur manière de percevoir les choses etc.
L’ECRITURE :
La présence physique agissait obligatoirement sur la communication car tous les outils précités ci-dessus avaient pour but précis de réunir les gens afin de faire passer une information.
La question que l’on se pose ici, c’est a-t-on besoin d’être dans le même espace géographique pour pouvoir communiquer ?
Avec la colonisation, le processus de communication est passé de l’oralité à l’écriture, ce qui n’a pas été difficile parce que facilité par l’émergence du numérique et ses corollaires qui n’ont cessé de se développer dans le monde contemporain.

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En effet, depuis cette période, l’homme africain tendait à abandonner l’oralité au détriment de l’écriture qui reste incontestablement plus adapté pour toute communication. On notait alors un développement du papier qui, de par sa conservation, du traitement de l’information qu’il contient et de sa diffusion a fini par découvrir des disciplines telles que l’archivistique, la documentation et la bibliothéconomie.
Les Sciences de l’information sont issues de ce bouleversement et de l’utilisation du papier.
Il faut noter ici que le papier n’a pas été le seul à subir les tâches documentaires. Pour dire qu’il existe d’autres supports contenant de l’information, en vue de leur diffusion, ils sont aussi des documents. On peut prendre comme exemple, les écrits sur les pierres qui, avaient pour but, eux aussi, de transmettre une information donnée. Les CD, les cassettes aussi ont jusque-là la même finalité.

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L’HYPERMEDIA
Une nouvelle approche de la communication est née au 19éme siècle avec le développement des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Il s’agit de l’hypermédia qui tend à remplacer le papier. Il est défini par Wikipédia comme « Un hypermédia est une extension de l’hypertexte à des données multimédias, qui ajoute aux informations de type texte, d’autres médias comme des images, sons, vidéos ou encore des données multimédia ». En effet, l’internet offre des possibilités énormes en mettant à la disposition des hommes des outils de communication tels que la messagerie électronique qui permet l’échange de fichiers ou de messages entre ordinateurs par l’intermédiaire d’un réseau informatique. Les listes de diffusion qui sont en même temps des outils de recherche et de communication en permettant à un groupe restreint d’échanger leurs idées sur un domaine donné. Les blogs, quant à eux, sont des outils avec lesquels la communication est libre.

 

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Les webrings sont des anneaux de sites web conçus pour une recherche large, les wikis, etc.
On peut également citer les annuaires, les moteurs de recherche qui sont des outils efficaces pour l’étude (recherche) chez les usagers et la diffusion chez les professionnels de l’information documentaire.
Toutes ces illustrations, pour montrer que la présence dans le même espace géographique n’est plus obligatoire dans un processus de communication dans la mesure où le monde est fortement animé par la mondialisation qui est certes un concept mais aussi un mode de vie des populations contemporaines car leur permettant d’être en contact permanent.
Tout ce qui se passe dans une partie du globe peut être diffusé partout dans le monde en direct grâce à l’hypermédia (forme de liaison fondé sur la logique de l’hypertexte et s’appliquant également à des documents son et image, selon 38 dictionnaires et Recueils de correspondance.)
Avec le numérique, la maîtrise de l’informatique est primordiale tant pour les apprenants que pour les cadres d’entreprises car elle devient de nos jours indispensable dans le processus de communication dans la mesure où elle a remplacé le papier.
Les TIC liées au processus d’information doivent permettre à l’usager, seul raison d’être du professionnel de l’information d’avoir un accès direct et rapide à l’information recherchée.

 

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Ainsi, pour paraphraser Djibril DIAKHATE, Maitre-Assistant à l’EBAD dans « Médiation numérique » publiée lors d’une conférence à la dite école en Mars 2013, cette association permettra :
• La pertinence des résultats : les services sont adaptés aux besoins de l’usager
• L’immédiateté : la recherche pourra se faire sur un champ large, ce qui favorisera une rapidité pour trouver le document qui convient à la question ;
• Ubiquité documentaire : le professionnel de l’information, de par les services offerts par les TIC, pourra répondre à la demande de l’usager qu’importe le lieu où celui se trouve.
• Etc
Il est important de noter que « le passage de l’oralité à l’écriture et de l’écriture à l’hypermédia » est un sujet qui devrait être traité de façon plus large en ce sens qu’il constitue un corpus assez primordial pour la maîtrise du processus de communication.
Le numérique ayant changé les diverses approches communicationnelles, allant jusqu’à permettre un brassage scientifique assez considérable dans le monde de la recherche avec des possibilités notoires pour les chercheurs issues de l’Open Access. Il faudrait reconnaître que ce dernier tend à devenir plus qu’un concept mais une mode de vie qui vient, en mon sens, à son heure. La « diplomatie scientifique » pour reprendre les termes d’Assane Fall, dans son billet de blog, doit être une des clés pour le développement de la science internationale.
Pour terminer, on va juste reprendre la citation du Docteur Moustapha Mbengue    « L’internet constitue pour ainsi dire un terreau fertile où se développent toutes formes d’expression culturelle. Corrélativement, les pratiques et comportements culturels sur internet ont également générer de nouvelles aptitudes et des attitudes, de nouvelles façons de voir le monde, de nouveaux savoirs, un « savoir savoir » (savoir trouver l’info), un savoir faire (savoir réutiliser l’info) et tout simplement une nouvelle culture informationnelle que l’on peut, à juste titre qualifier de cyberculture ».

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